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Argentine : la réforme agraire est en marche
Vu sur la Place de Mai à Buenos Aires, le mardi 14 septembre.
Sous un soleil printanier, ils sont plusieurs milliers de paysans indigènes à gagner la Place de mai. Leur devise, « nous sommes la terre pour alimenter les peuples ». Au terme de quatre jours de débats, cette marche marque la fin du premier congrès national du MNCI, le mouvement national paysan et indigène. Ce mouvement, membre de la CLOC – la Coordination latino-américaine des organisations paysannes – rassemble près de 20 000 familles. Parmi les participants au Congrès, on pouvait compter des délégations du Brésil, du Chili, de l’Uruguay et du Paraguay, ainsi que des représentants des dix provinces argentines. Tout a commencé le vendredi avec l’assemblée nationale des femmes. « Gardiennes des semences, nous défendons nos territoires pour vivre de notre travail de manière biologique, saine, en prenant soin du sol et sans OGM », mentionne le document de synthèse issu de cette assemblée.
Désireux de renforcer l’organisation à la base, les initiateurs du Congrès souhaitaient aussi sensibiliser sur « la souveraineté alimentaire » en réclamant « une réforme agraire intégrale ». Pour le MNCI, « le modèle argentin contribue à la disparition d’une grande partie de l’agriculture familiale et des travailleurs ruraux. L’avancée du soja tend à déplacer avec violence les paysans et les communautés indigènes qui disposent pourtant de droits ancestraux sur leur terre ». Ce que confirme Mirta Coronel de Santiago del Estero, membre du MNCI.
Si les jeunes étaient fortement présents durant la marche, on a pu compter également la participation de plusieurs militants des droits humains. Comme l’a rappelé le prix nobel de la paix Adolfo Pérez Esquivel, « les droits humains c’est aussi le droit à la terre, à un environnement sain et à la production. Si les grands sojeros (ndlr : les grands producteurs de soja) ne se préoccupent pas des enfants, le Mouvement national paysan si. La souveraineté alimentaire est dans les mains des petits et moyens producteurs, pas dans les grandes productions ». Ce premier congrès s’inscrit dans le processus du cinquième Congrès de la CLOC en Equateur qui s’ouvrira le 6 octobre prochain à Quito (Equateur).
Catégorie: Justice Climatique · Tags: Adolfo Pérez Esquivel, agriculture familiale, Argentine, Buenos Aires, CLOC, congrès, Mirta Coronel, MNCI, Plaza de mayo, Quito, réforme agraire, soja, souveraineté alimentaire



















vraiment de bonnes choses, salut!
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